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mardi 14 juin 2016

Le coin des apiculteurs : infos pratiques

                                                                              
Coucou à tous !

Quelques petites infos pratiques glanées dans les numéros de mars et avril de l'Abeille de France (finalement, les grèves SNCF, ça a du bon... je peux lire tous les numéros en retard que je n'ai jamais le temps de parcourir habituellement !) qui peuvent intéresser les apiculteurs amateurs lecteurs de ce blog.

Quand la D.L.U.O devient la D.D.M :

Jusqu'à présent, nous devions indiquer sur les étiquettes de nos pots de miel ou de pollen la D.L.U.O (Date Limite d'Utilisation Optimale). Cette mention a vécu, elle est remplacée  par la D.D.M (Date de Durabilité Minimale).

Comme l'Etat déteste faire simple, voici ce que cela implique :

Cette nouvelle règle portant sur l'étiquetage s'applique aux produits qui ont :
- une date de durabilité minimale inférieure à 3 mois (ce qui ne nous concerne a priori pas) => il faut indiquer DDM suivi du jour et du mois de cette DDM
- une date de durabilité minimale comprise entre 3 mois et 18 mois => il faut écrire DDM suivi du mois et de l'année de cette DDM
- une date de durabilité minimale supérieure à 18 mois => il faut écrire DDM suivi de l'année de cette DDM;

Donc, si on applique cette nouvelle réglementation à nos miels et pollens, nous devrions écrire DDM puis
- mois et année si nous estimons que nos produits se conservent sans s'abîmer pendant moins de 18 mois.
- année si nous estimons que nos produits se conservent sans s'abîmer plus de 18 mois.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... devise de l'Etat Français !

Pour ma part, j'indiquerai sur les pots de notre prochaine récolte : DDM puis l'année puisque auparavant nous indiquions une DLUO de 2 ans (soit pour la récolte 2016 : DDM : 2018).

En ce qui concerne les modifications des autres mentions obligatoires à faire figurer sur les étiquettes (% lipides, glucides....) je n'ai pas trouvé d'information claire et précise. J'attends donc les instructions de l'Oise Apicole...



Arnaques aux détenteurs d'un numéro de SIRET : 

Lorsque l'on demande un numéro de SIRET, on reçoit aussitôt des invitations à payer une TVA européenne, à s'enregistrer sur des annuaires professionnels (payants bien sûr) ou autres sollicitations commerciales du même genre... ce fut notre cas, et j'avoue avoir parfois hésité, car les termes des courriers sont souvent menaçants et prêtent à confusion (ex : si je ne réponds pas, les impôts vont nous tomber dessus...) 
Infogreffe a répertorié les arnaques auxquelles fait face tout nouvel immatriculé au RCS. Elle a ainsi créé un "répertoire des arnaques" grâce aux déclarations des entrepreneurs soucieux de signaler les escroqueries dont ils on pu, ou failli, faire l'objet. J'y suis allée faire un tour, et ai effectivement trouvé un ou deux sites qui nous avaient écrit.
Cette rubrique a vocation à devenir la référence pour tout chef d'entreprise qui souhaite vérifier en quelques clics si le courrier reçu est bien officiel ou au contraire si c'est une arnaque à laquelle il n'est nullement tenu de donner suite.
Les greffiers des tribunaux de commerce assignent systématiquement en justice ces sociétés qui pratiquent des arnaques dites "au registre du commerce et des sociétés" c'est à dire des sollicitations non officielles pour inscription à des registres privés qui jouent sur la confusion avec Infogreffe, un greffe de tribunal de commerce, le RSI, la TVA intercommunautaire...

Lien vers le répertoire des arnaques => Répertoire des arnaques

En un mot : mé-fi-ance !



lundi 9 mai 2016

Quand les apiculteurs parlent aux apiculteurs....

En cette belle journée ensoleillée de l'Ascension, Bernard et l'Homme s'étaient donné rendez-vous pour effectuer la visite du rucher de Jeannette et Bernard. En fait, c'était un prétexte pour une rencontre et partager un moment convivial.

Cela a commencé par un apéro au jardin :
Que la vie est dure...
Pendant que ces messieurs remplissaient les verres, je suis partie faire un tour de propriétaire... j'adore ce jardin, havre de paix et de couleur en plein centre ville ! Vous m'accompagnez ?
Le bassin est né de la ténacité de Jeannette 
Le buis aussi, taillé en forme de bonhomme, avec chapeau et lunettes
Un peu plus loin, on croise le chat qui fait du vélo au milieu des fleurs....
Les cigognes se sont posées au sud... de l'Oise !
Raoul, la (vraie) tortue familiale, se réveille doucement
de sa longue hibernation
Tandis qu'un petit galopin nous surveille, caché derrière un arbre...
Oups... je ne me souviens plus du nom de ce bel homme entouré de tulipes et de giroflées...

Comme s'il n'y avait pas assez d'oiseaux dans le jardin de Jeannette !
Mais ceux-ci sont silencieux... et ont une drôle de bobine... on dirait les "zoziaux"
de la BD
Franchement, ça donne pas envie de se prélasser avec un bon bouquin ?
D'ailleurs le banc n'attend que moi...
La gorgone profite de l'ombre bienfaisante des arbres environnants
Après le repas, les choses sérieuses commencent :


Les hommes préparent l'enfumoir
Pendant que Jeannette se pare de sa tenue de cosmonaute :
Moi, je suis préposée aux photos... vous me connaissez, ça me va bien !
La première ruche est baptisée du nom de sa propriétaire. Les demoiselles s'activent, ça vole et ça s'agite !

Sont beaux tous les deux ! On voit que Jeannette a pris des leçons à la cour d'Angleterre... 
on dirait Elisabeth qui salue son petit peuple LOL
Aïe, la récolte de printemps ne s'annonce pas bien... le cadre est pratiquement
vide. Cette ruche a mal hiverné...


L'enfumoir a une faiblesse, les cosmonautes s'activent et ça repart !
La seconde ruche s'annonce plus prospère, il y a du monde sur les cadres, c'est bon signe.
Toutes ces demoiselles n'ont plus qu'à bien travailler pour offrir à leurs apiculteurs préférés une belle récolte de printemps !

jeudi 3 mars 2016

Les apiculteurs de l'Oise en Assemblée Générale...

Dimanche dernier, une centaine d'apiculteurs de l'Oise se sont retrouvés à la maison de la chasse d'Agnetz pour leur Assemblée Générale de Printemps.

Si vous nous cherchez, nous sommes au 2ème rang, tout à fait à gauche... moi à côté du Mr au pull rouge, l'Homme à côté.

Le Président a fait le bilan de l'année écoulée. L'Association regroupe cette année presque 400 adhérents, et une soixantaine de personnes sont inscrites aux cours (nous étions 9 il y a 5 ans lorsque nous nous sommes lancés dans l'apiculture... je "gribouillais" des notes sur un petit carnet que je recopiais au propre en rentrant à la maison ! Aujourd'hui, les jeunes apiculteurs ont un joli bouquin et les présentations sont projetées sur écran ;-)
L'un principaux projets pour 2016 est le lancement d'un projet "abeille noire picarde", pour essayer de sélectionner la race, de "l'adoucir" (car les abeilles noires sont particulièrement virulentes) et de préserver ainsi l'abeille de notre région, remplacée peu à peu par la "buckfast" beaucoup plus douce mais originaire du Royaume-Uni.
Pour lancer ce projet, Marc demande aux apiculteurs qui ont un rucher composé exclusivement d'abeilles noires (ils ne sont certainement pas nombreux...) de se rapprocher de lui, afin qu'il leur remette une ruchette dans laquelle ils placeront quelques cadres remplis d'abeilles, afin qu'on puisse ensuite élever des reines issues d'essaims d'abeilles noires.
Explications de la "bi-ruchette" qui permet de placer des cadres de deux colonies distinctes
Autre projet : nous avons désormais des pots "Miel de l'Oise", Marc propose de lancer un concours de dessin afin d'illustrer ces pots. Le logo de l'Oise Apicole devra être inclus dans le graphisme. Apiculteurs, à vos crayons !

Enfin, le projet "voyage" à l'étude : soit l'Italie (parcours sympa entre la Sicile, la Toscane, Rome, la Calabre et Venise... soit la Croatie et la Bosnie. Perso j'ai une petite préférence pour l'Italie, mais bon, des vacances toutes organisées où on se laisse vivre, et où on est avec des gens sympas, j'suis partante  quelle que soit la destination !

Et l'année prochaine, l'Association fêtera ses 100 ans. Pour l'occasion, Marc souhaiterait faire une rétrospective sous forme d'exposition (malheureusement les archives de l'association ne sont pas très riches) retraçant l'apiculture dans l'Oise depuis un siècle. Il envisage également de lancer un grand concours photo dont les lauréats verraient leur photo illustrer un calendrier sur "les 4 saisons au rucher".
Apiculteurs, à vos appareils photo !

Nous avons terminé l'Assemblée par la remise des médailles pour les miels récompensés au concours régional.
Notre Président reçoit les félicitations de M. Lamidel, Président de l'Association pour le Développement de l'Apiculture en Picardie (ADAPIC)

Notre ami Christian, médaillé pour son miel d'été et son miel de tilleul

Il est content, Christian !
Nous nous sommes ensuite retrouvés au restaurant voisin pour partager un déjeuner plutôt bruyant mais sympathique. Nous avons retrouvé des participants du voyage au Canada, et avons évoqué les bons moments passés là-bas.

La prochaine réunion aura lieu fin juin, pour la remise des traitements de la ruche. En général, cela donne lieu à un barbecue géant en plein air, très sympa aussi !




samedi 30 janvier 2016

Après-midi entre apiculteurs...

Le week-end dernier, nous étions invités chez Marie-Noëlle et Bernard, pour d'une part fabriquer du pain d'épices selon la recette de Marie-Noëlle et d'autre part, pour partager une galette (enfin... deux...) en compagnie de Jeannette et Bernard.

Donc nous voici à l'oeuvre pour confectionner le pain d'épice :
On mélange les ingrédients en papotant gaiement.
Bientôt, la pâte est prête à être versée dans le moule à cake :
 Hop, au four pour 50 minutes...
 Le temps de déguster la galette... et de boire un coup !
 Bernard s'applique... c'est qu'il ne faut pas couper la fève !
Préparation de la couronne pour le premier qui trouvera la fève :
Et voici notre souveraine, Jeannette 1ère !
 La fève de la seconde galette est revenue au Roi Bernard :
 Même pas drôle... ils règnent déjà ensemble depuis longtemps !



mardi 17 novembre 2015

Frelon asiatique : tout le monde peut participer à son élimination


Ennemi public N°1 de nos abeilles, le frelon asiatique est désormais implanté sur tout le territoire Français.

Les études menées sur le cycle de vie de cette sale bestiole indiquent qu'il est possible d'agir individuellement pour limiter le nombre de nids, et donc d'individus (1 reine = 2 à 3.000 frelons...). En effet, les nids construits dans l'année se vident de leurs habitants en hiver, car l'ensemble de la colonie meure.
Seules les reines (une cinquantaine) se cachent dans les arbres creux, sous les tas de feuilles, dans les trous de murs... pour hiverner. Elle ne ressortiront qu'au mois de février, pour s'alimenter et donner naissance à de nouvelles colonies. C'est à ce moment que chacun de nous peut agir.

Comment ?

En disposant des pièges dans nos jardins ou sur nos balcons, pour piéger ces futures fondatrices de nids.

Pour fabriquer un piège, il suffit de récupérer une bouteille d'eau minérale en plastique, de couper le tiers supérieur, de le retourner dans la partie basse.

Dans la bouteille, verser 10 cm d'un mélange de :
1/3 de bière brune
1/3 de vin blanc (pour repousser les abeilles qui détestent l'alcool...)
1/3 de sirop de fruits (rouges de préférence : cassis, framboise, grenadine...)

Percer deux trous pour passer une ficelle qui permettra de suspendre le piège, qui sera placé au jardin de la mi-février à la fin avril.

Grâce à l'implication de tous, nous parviendrons à éradiquer ce nuisible, non seulement des abeilles mais aussi des hommes.


jeudi 22 octobre 2015

11 octobre : AG de l'Oise Apicole


Cette année, nous étions réunis à Compiègne pour l'AG d'automne de l'Association "Oise Apicole" (non, pas "l'Oise qui picole", "l'Oise A...picole" !.

Après nous avoir parlé d'un colloque auquel il venait d'assister, portant essentiellement sur les maladies et les nuisibles de la ruche, Marc, notre Président, nous a montré les dernières nouveautés commercialisées.

Ci-dessous : pour piéger le frelon asiatique, désormais présent jusque dans nos régions, un cadre qui se met sous la ruche, avec une entrée spécifique pour les abeilles, et des trous plus gros sur les côtés pour les frelons. Une fois entrés, le frelon se trouve piégé (système de cônes à l'intérieur qui l'empêche de ressortir) et la grille supérieure lui interdit l'accès à la ruche.

Points négatifs : entendre les frelons s'agiter en dessous d'elle ne manquera pas de stresser nos abeilles et de les perturber dans leurs occupations, et coût de la trappe : 48 € (par ruche).

Finalement, notre système de bouteille à l'envers avec la "potion magique" (bière/eau/sirop) restera encore quelques temps dans le rucher...

Autre nouveauté : tout apiculteur connaît au printemps le "stress de l'essaimage". J'explique : lorsque la ruche est trop peuplée (parce que la reine est en pleine forme et qu'elle pond sans relâche), une partie de l'essaim "se fait la belle" pour aller s'installer ailleurs. Comme il part avec la reine, l'apiculteur se retrouve avec une ruche "orpheline" qui va devoir élever une nouvelle reine, d'où perte de temps et rendement réduit pour la ruche. De plus, la reine qui est partie, si elle a été achetée, représente une "perte sèche" pour l'apiculteur.

Pour remédier à ce problème, il existe désormais une "cage" que l'on met à l'entrée de la ruche ; si la reine a des envies d'escapade, elle sort... et reste prisonnière des grilles : seules les abeilles, moins "volumineuses" peuvent passer au travers. 
Et comme les abeilles ne partirons pas sans la reine, eh bien elle reviendront bien vite dans la ruche.
Pour que le système soit efficace, il faut cependant que l'apiculteur visite son rucher quotidiennement pour retirer la reine de son "piège" et la remette très vite dans nouvelle une ruche (ainsi il ne perd pas sa reine, et partage l'essaim devenu trop gros. Pas de perte de récolte, et création d'un nouvel essaim !

Point négatif  : ici encore, le coût qui se situe à plus de 60 € (toujours par ruche...).

Nous avons ensuite eu un exposé de M. HAAS, agriculteur et membre de la FNSEA qui est venu nous parler des relations entre agriculteurs et apiculteurs et des partenariats qu'il serait possible de mettre en place afin que tout le monde travaille en bonne intelligence.
Il y a du pain sur la planche quand on voit que cette année, les abeilles ont "boudé" purement et simplement les champs de colza... vraisemblablement parce que les nouvelles graines sur le marché sont "auto-fertiles" et ne nécessitent plus la présence d'abeille... Et je ne parle pas des produits phyto-sanitaires ni des OGM...

La réunion s'est terminée par le traditionnel "verre de l'amitié" pendant que les photos du Canada défilaient sur l'écran.

Des lecteurs attentifs du "livre souvenir" du Canada
Ci-après, l'article que nous avions envoyé à la revue "l'Abeille de France" et qui a été publié ce mois-ci :



60 - OISE - L'OISE APICOLE
OISE APICOLE au QUEBEC
           En août 2014 au  retour de notre voyage apicole en Slovénie où l’accueil des apiculteurs a été convivial, chaleureux et riche d’enseignements, la bonne ambiance au sein du groupe donna l’idée à notre Président Marc VALLEE de continuer ces voyages d’études couplés avec une curiosité touristique.
           Et pourquoi pas le Canada et plus précisément le Québec ?
           Coïncidence, nous rencontrons en France  Mr MACLE Vice-Président de la Fédération des Apiculteurs du Québec.  D’origine française nous finalisons le projet sur ses conseils en nous limitant à l’ouest de la Gaspésie avec la visite de cinq apiculteurs entrecoupées de lieux typiquement Canadiens. 
              Le 03 juillet 2015 nous sommes 40 à décoller de Paris Charles de Gaulle pour Montréal.
            Les visites d’ apiculteurs se sont enchaînées logiquement depuis le jeune apiculteur en cours d’installation, jusqu’à  Intermiel, très grosse exploitation apicole.

  Le 05 juillet nous sommes à LEVIS chez Scott Plante, jeune apiculteur avec 700 ruches, lors de notre visite 460 de ces ruches se trouvaient au lac St Jean : 70% de son chiffre d’affaires provient de la pollinisation sur les : « bleuets », canneberges, pommiers etc….
          Scott Plante heureux de présenter aux Français son exploitation.
    Le 06 juillet nous sommes tous impatients d’aller voir les baleines sur le Saint Laurent à Tadoussac. Seront-elles au rendez-vous ?
      Nous n’avons pas été déçus, il y en avait partout : bélugas, petit rorqual et rorqual commun.
                  Le 08 juillet, visite de la miellerie : Château Blanc à Rimouski.
            Entreprise familiale, elle possède 40 ruchers de 12 ruches, la récolte moyenne par ruche est de 50 Kg le record a été de 150 kg. Il change ses reines tous les ans (Les achète en Californie). La première récolte a lieu en juillet avec le pissenlit, la dernière se situant vers le 15 septembre.  Lorsque les hausses arrivent, elles passent en chambre chaude pendant 2 jours. Puis le miel est désoperculé grâce à un rouleau chauffant qui fait fondre la cire. Après extraction le miel est chauffé à 35/40° pendant 4 heures avant d’être conditionné.   
    Mr Lechasseur présente ses Langstroth
        Après une visite aux jardins de Métis créés en 1887 sur 8 hectares, le 09 juillet nous sommes accueillis au Centre de recherches en sciences animales de Deschambault . Les missions de ce centre portent sur le développement durable et la diversification des productions, l’approche des chaînes de valeurs, le bien-être animal. Concernant la branche apicole le CRESAD a 350 ruches disséminées autour du Québec et commercialise 1750 kg de miel par an. Ils ont 28 projets apicoles dont par exemple :
 La plantation de haies brise-vent mellifères le long des champs.
 La surveillance des causes d’intoxication des abeilles.
 Les marqueurs génétiques.
 Nutrition et la santé des abeilles.
 Des recherches pour éradiquer l’Aethina tumida             

Pierre Giovenazzo et son chef de Centre
      Le 10 juillet, nous nous présentons à la miellerie Gardner.
Alexandre Gardner nous présente son exploitation apicole, qu’il exerce à mi- temps, continuant son métier de professeur.
Il possède 250 ruches, vend son miel au détail, des essaims, il effectue la transhumance sur le pissenlit, le bleuet, le trèfle, la verge d’or et le sarrasin.

 Alexandre Gardner présentant à notre Président le cadre à mâles en plastique.
   Le 11 juillet nous sommes à St Hyacinthe à l’entreprise Gauvin créée en 1940, cette entreprise familiale de 600 ruches est surtout occupée par la pollinisation qui leur rapporte 60 dollars canadiens par ruche.  
Mr Gauvin père au milieu du groupe de l'Oise Apicole.
           Et le 12 juillet nous prenons la direction de Mirabel au nord de Montréal et arrivons chez  Viviane et Christian  MACLE, fondateur d’Intermiel. (Que nous avions rencontrés en France en février 2014).
    Leur histoire est peu banale : Ils sont tous les deux enseignants, lorsqu’en 1969, ils quittent la Picardie pour s’installer au Québec. Ils achètent le terrain où est implanté Intermiel en 1976, ils possèdent alors une centaine de ruches. Christian se consacre à plein temps à l’entreprise dans les années 1980, Il ne commercialise alors que du miel. A partir des années 1990, il lance une gamme d’hydromel, puis se diversifie en produisant du sirop d’érable. Viviane le rejoint alors et décide d’ouvrir un espace pédagogique pour familiariser les enfants à l’apiculture. Elle débute avec 200 jeunes, aujourd’hui elle est entourée de 9 animateurs et 13 000 enfants visitent annuellement la ferme, qui présente désormais des animaux tels que chèvres, moutons, volailles.
      Les adultes ne sont pas oubliés non plus, puisque 100 000 visiteurs sont accueillis annuellement pour visiter la ferme, ouverture d’une ruche, visite de l’hydromellerie, la distillerie et les installations de fabrication de sirop d’érable, avant de terminer la visite par une dégustation des produits élaborés sur place.
      Intermiel c’est aujourd’hui l’exploitation de 5000 ruches, une érablière de 15000 entailles et un verger de 600 pommiers (ils produisent également du Chouchen).
     Depuis 2006, leur fille Eléonore et son mari ont rejoint l’exploitation. Eléonore qui a une formation de commerce international a développé un vaste réseau commercial, notamment vers la Chine et le Japon.   
       Viviane et Christian MACLE recevant des mains de notre Président Marc Vallée une bouteille de Bordeaux en souvenir de leur pays natal.
     Encore un grand merci à Christian MACLE malgré ses multiples occupations a bien voulu nous organiser ce voyage Outre Manche qui s’est merveilleusement bien passé dans la bonne humeur.  
Bernadette D et Jean Claude B de OISE APICOLE


Franchement, j'envisage une reconversion en "guide de voyages" ;-)