Nous prenons place à bord de "Fée des Iles II" (tout un programme...) et partons pour 1h00 de croisière.
Nous passons tout d'abord à proximité du Fort Enet, qui avait pour but de protéger l'arsenal de Rochefort au 17ème siècle.
Il fut vendu à un particulier en 1960 pour quelques milliers de francs seulement... c'est toujours une propriété privée, mais qui se visite à certaines périodes de l'année et qui est accessible à marée basse depuis Fouras.
Nous passons ensuite auprès de l'île d'Aix, qui compte 230 résidents à plein temps.
Rendue célèbre par Napoléon, qui y séjournât en 1815 avant de s'exiler.
L'activité principale de l'île est l'ostréiculture, et c'est un lieu touristique particulièrement protégé, puisque la circulation automobile y est interdite.
Fort La Rade (aujourd'hui centre de vacances) fut construit sous les ordres de Vauban :
Et nous arrivons en vue de Fort Boyard ! P'tit Ado est content... depuis le temps qu'il veut le voir "en vrai"... et en attendant qu'il fasse les épreuves (surtout celles avec les araignées...) nous découvrons la résidence principale du Père Fouras et de Passe-Partout (au fait, nous avons croisé ce dernier lors de notre balade à Rochefort... on l'a bien reconnu... à cause de sa coiffure LOL. Non, blague à part, c'était bien lui, et avec une superbe nana en plus, à rendre l'Homme jaloux de ne pas mesurer 1m30 ;-))))))
Bon, alors Fort Boyard, pour tout vous dire, je le croyais BEAUCOUP plus grand... mais ça doit être parce qu'il est perdu au milieu de l'océan. Parce qu'il mesure quand même 68 mètres sur 30, et qu'il culmine à 20 mètres au dessus du niveau de l'eau...
La construction du fort débute en 1804, sous les ordres de Vauban, afin de protéger l'arsenal de Rochefort. Pour de mener à bien ce projet titanesque (les blocs de pierre qui servent de base au fort ont été extraits de l'île d'Aix et transporté sur le site en gabarre....), on construit un camp de base sur l'île d'Oléron : c'est la naissance de Boyarville.
A la fin de l'année 1804, 11.000 m3 de pierres sont déversées sur le site... à la fin de l'année suivante, ce sont 26.000 m3 qui sont en place... un premier mur est construit pour tester sa résistance aux vagues... ça n'est pas concluant et tout s'écroule...
En 1806, on en est à 38.000 m3 et la plateforme est visible à marée basse. De nouvelles tentatives de constructions échouent, les ouvriers se mutinent, le projet "tombe à l'eau" (sans jeu de mot !)
Les travaux reprennent quelques années plus tard, sous le règne de Louis-Philippe. Les techniques de construction ont évolué, et en 1857, le fort est achevé.
Conçu pour permettre à 250 hommes d'y vivre en autarcie durant 2 mois, il ne fut jamais utilisé comme cela était prévu, du fait de l'évolution des armes de guerre et de l'augmentation de la portée des canons. Il sert de prison, et sa destruction est même envisagée.
Durant la seconde guerre, il sert de cible d'entraînement aux Allemands...
En 1950 il est inscrit aux Monuments Historiques. Mis aux enchères en 1962 pour 7.500 francs, il est remporté par un dentiste Belge pour 28.000 francs. Ne sachant quoi en faire, et n'ayant pas les moyens de le remettre en état, le fort est renvendu, en 1988, pour 1,5 million de francs, à une société de production de jeux télévisés qui le revend aussitôt pour 1 franc symbolique au Conseil Régional de Charente Maritime... on connaît la suite... actuellement, plus de 70 pays utilisent le fort pour des jeux.
Petit tour en vidéo autour du fort : Vidéo Fort Boyard
Nous prenons la route du retour et longeons la côte "sauvage" de l'île d'Aix.
Et juste avant l'entrée de Fouras, nous pouvons voir quelques carrelets, typiques de la région. C'est un filet carré, qui est descendu dans l'eau au moyen d'un treuil depuis un ponton qui avance sur la mer.
Les propriétaires de carrelets doivent payer une redevance annuelle à l'Etat. Celle-ci augmente avec une régularité d'horloge, contraignant certains petits pêcheurs à se séparer de ces endroits où ils aimaient se réunir en famille...
Notre "guide" nous a également parlé de l'envolée des prix sur l'île de Ré, où des "bo-bos" sans scrupules ont envahi l'espace. Désormais, beaucoup de résidents sont soumis à l'ISF à cause de la flambée des prix de l'immobilier, et n'ont plus les moyens d'habiter "chez eux"... un comble... D'ailleurs, le prix du passage du pont pour aller de l'île au continent est révélateur : 17 € l'aller-retour en saison... à l'origine, le péage a été mis en place pour financer sa construction... il y a belle lurette que c'est amorti, mais le péage n'a pas disparu... cherchez l'erreur !
La seule solution ? Faire comme dans les lieux où les photos sont interdites : boycotter !!!!!















































