jeudi 30 juillet 2015

8 juillet : Les jardins de Métis

Nous arrivons à Grand Métis, en Gaspésie, pour déjeuner avant de visiter les Jardins de Métis.
L'histoire des lieux est la suivante : en 1887, George Stephen Reford fit constuire une maison d’été : la villa Esteban...
Pour venir pêcher le saumon avec ses amis... Sympathique la résidence...

A sa mort, sans enfant, c'est sa nièce Elsie qui hérite de la villa et des 8 hectares qui l'entourent.
Elle fait alors agrandir la villa et décide d’aménager le jardin. Cela lui prendra plus de 10 ans, et son plus grand défi est d’acclimater ici le pavot bleu de l’Himalaya. Nous avons la chance d'en voir en fleurs :
Nous déjeunons dans le restaurant gastronomique situé dans la villa où Sir Reford nous accueille :


P'tit Ado et son copain Danny, derrière deux superbes pivoines fraîches !
Notre repas se compose :
d'un velouté de carottes
d'un médaillon de sole aux légumes croquants
et pommes de terre sautées
d'une génoise aux fraises et
crème fouettée (c'est beau, bon
mais avec un goût de "trop peu"...
Nous partons à l'assaut des jardins, puisque nous avons "quartier libre" jusqu'à 17h00. Une soixantaine de personnes travaillent à l'entretien des parterres qui abritent plus de 3.000 variétés de plantes, assistés par un véhicule qui plaît beaucoup à l'Homme :
J'aime bien cette photo où on voit Benoît, notre chauffeur, dans la vitre passager !
Ces jolies feuilles en dentelle nous invitent à entrer !
Ici, les pivoines sont encore en pleine floraison
Plusieurs endroits du parc sont traversés par des petits cours d'eau
Un petit coléoptère s'est perdu au milieu d'une fleur de pivoine
Ambiance "sous bois"
Le sabot plantoir ! je trouve l'idée excellente ! Pas forcément pratique pour marcher, mais on ne peut pas tout avoir !
Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'adore les pivoines...
et cette pivoine jaune, dont j'ignorais l'existence, me donne bien envie de chercher si elle pourrait s'acclimater chez nous !
Petite pause...
Espèce très rare : l'arbre à "totottes"
Je veux bien habiter là...
D'ailleurs, nous avons emménagé ;-)))
Et on a même un animal de compagnie !
On peut prendre le frais en contemplant l'étang...
Nous pénétrons maintenant dans l'espace réservé au Festival des Jardins, qui présente chaque année une quinzaine de jardins éphémères imaginés par des artistes du monde entier. En voici quelques uns :

Se mouiller : chausser des bottes et pénétrer dans un labyrinthe exigu pour découvrir un espace coloré

Cone Garden Bocksili : création réalisée à base de cônes de chantiers qui deviennent des pots !
Making circles in the water... ou quand je me prends pour une James Bond Girl...
A ditch with a view : immense fenêtre en bois recyclé qui offre une perspective intéressante sur le St Laurent
Macro-micro-myco : structure modulaire qui héberge différentes variétés de champignons
(avec en arrière plan un p'tit Ado)

Around-about : trois herses sont disposées sur un champ de graviers, et le visiteur participe en creusant des sillons...
P'tit Ado fait ça très bien !
Nous quittons l'exposition et visitons la dernière partie du  jardin. Ici, nous faisons des rencontres :


En bons apiculteurs que nous sommes, nous découvrons les ruches, en lisière de bois et devant une prairie riche en pollen
Je vous présente les "moutondeuses" du parc : ils sont chargés d'entretenir les pelouses à la place
des tondeuses à essence dans le cadre d'un projet d'écopâturage
Et une petite dernière pour la route :

Inutile de vous dire que nous étions contents de nous asseoir dans le car, mais que nous avions de belles images plein la tête ! C'est vraiment un endroit superbe, surtout avec le soleil qui a accompagné notre balade !.

Nous regagnons Rimouski, où nous nous reposons à l'hôtel avant d'aller dîner. En rentrant, le soleil se couchait sur le St Laurent :

Bientôt la suite de notre circuit : 9 juillet : visite au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault, Lac à la Tortue et Trois-Rivières


mercredi 29 juillet 2015

8 juillet : visite de la miellerie "Le château blanc"

Nous quittons l'hôtel à 9h00 (chouette, on a pu faire la grass'mat !), pour nous rendre chez un apiculteur de Rimouski.
Alors, en face, c'est l'est ou l'ouest... et l'ouest, il est en face ou à droite... dur, dur la signalisation Québécoise ;-)
Mais Benoît, notre chauffeur, est trop fort, et nous arrivons bientôt à destination.

Suzanne, Jean-Guy et leur fille Mireille nous accueillent
Historique :
Le père de Jean-Guy, une fois à la retraite, est venu s’installer ici. La communauté religieuse offrait alors des cours d’apiculture. A la fin des années 1970, il avait quelques ruches. A partir de 1986, Jean-Guy a aidé son père, car les abeilles le passionnaient. Mais rapidement, chacun a eu son propre rucher car les méthodes étaient différentes entre le père et le fils. Jean-Guy a développé le nombre de ses colonies, avec l’aide de Suzanne qui préparait le matériel. Ainsi, ils ont eu 150 ruches jusqu’en 2000. Jean-Guy avait conservé son emploi à Hydro Québec, Suzanne était mère au foyer (3 enfants). Ils ont créé l’entreprise en 1988. 


En 1990, ils ont produit du miel crémeux, puis des produits transformés comme l’hydromel ou le caramiel.
Nombre actuel de ruches : 375
Transhumance : oui, mais sur des lieux proches.
Pollinisation : non.
Hivernation : sur site. Regroupement des ruches par 4 et mise sous housse de protection.
La housse de protection renferme un isolant
Récolte moyenne par ruche : 50 kg. Reccord : 150 kg. Change ses reines tous les ans (les achète en Californie).
La 1ère miellée a lieu en juillet avec le pissenlit, la dernière a lieu au plus tard le 15 septembre.
Il y a en moyenne 12 ruches par ruchers, répartis sur 40 emplacements.

Lorsque les hausses arrivent, elles passent en chambre chaude pendant 2 jours. Puis le miel est désoperculé grâce à un rouleau chauffant qui fait fondre la cire :
Joey nous fait une démonstration sous l'oeil hilare de Nathalie
avant de passer dans la chaîne d'extraction (extracteur 40 cadres) :

Puis il est chauffé à 35/40° pendant 4 heures avant d'être conditionné.

Le miel crémeux est produit et conservé dans une chambre froide (6/7°). Il est placé dans un bac dans lequel tourne une vis sans fin. L’hydromel est conservé 18 mois en tonneau avant de l’embouteiller.
Production annuelle commercialisée : 1.2 tonne
Le prix de revient d’une ruche (4 « boîtes) est de 300 $.

Nous apprenons que Québec représente 5 % de la production de miel du Canada : il y a 350.000 ruches au Canada, dont 50.000 au Québec (pour 300 apiculteurs). La moyenne de production au Québec est de 34 kg/ruche. 36.000 colonies servent à la pollinisation.
Bleuets, dont les baies seront mûres en fin d'été (cela ressemble à nos myrtilles)
 La photo de classe... on s'améliore, y a presque tout le monde... il n'en manque que 4...


Bientôt : 8 juillet - les jardins de Métis

mardi 28 juillet 2015

7 juillet - Le parc national du Bic

Nous embarquons à 9h30 sur le traversier qui va nous conduire de St Siméon à Rivière du Loup.
La traversée dure environ 1h30. Ce matin, il ne fait pas très chaud. Quelques courageux restent sur le pont
tandis que les frileux (dont je fais partie) se regroupent à l'intérieur. Certains aperçoivent des phoques et quelques Belugas au cours de la traversée.

 Nous débarquons à 10h45 à Rivière du Loup. Ici, "loup" fait référence à l'animal marin de la famille des phoques et non à celui qui vit dans les forêts. Nous entrons dans la région de la Gaspésie (qui signifie "le bout de la terre"), située au nord-est du pays.

Nous arrivons à "Trois Pistoles" qui doit son nom aux pièces de monnaie utilisées au XVIème siècle. La création de la ville remonte à 1696. Elle est aujourd'hui en déclin suite à la fermeture de nombreuses entreprises ; elle essaye néanmoins de rebondir grâce au tourisme.

Le restaurant est voisin d'une petite surface, nous en profitons pour aller y faire un tour et approvisionner P'tit Ado en barres de céréales car il a parfois du mal à trouver son bonheur à table...
La salle "buffet" où nous déjeunons :
Nous prenons ensuite la direction du Parc National du Bic, où nous attend notre guide local, Camil, qui est plein d'humour : il nous accueille en nous disant que pour "se péter les bretelles" la région de Québec peut se vanter d'avoir le plus long estuaire au monde (370 km). C'est également l'un des plus longs fleuves : 1.140 km sans tenir compte des grands lacs. Le ton est donné, il ponctuera son récit d'anecdotes rigolotes.
Le Parc National du Bic
Avant la création du parc, en 1984, il y a eu ici des fouilles qui ont mis à jour un site archéologique avec des traces de présence humaine remontant à 8.500 ans. 

A la question "quelle est l'origine du nom Bic", Camil a deux réponses (en fait, il a toujours deux hypothèses à proposer, ainsi chacun est libre de choisir celle qui lui convient le mieux !) :
- Cela viendrait d'une déformation du mot "biec" qui en vieux Français signifiait "pointe de terre"
- Champlain, en découvrant le lieu, l'a nommé "le pic" qui serait devenu "bic" là encore par déformation lexicale.


La vocation du parc national est de :
- protéger le milieu naturel (interdiction de ramasser pierres ou végétaux)
- réaliser un inventaire complet de la faune et de la flore et suivre son évolution
- promouvoir l'endroit en organisant des visites commentées par des naturalistes (ce que nous faisons aujourd'hui avec Camil).

Ici, l'estuaire du St Laurent a une largeur de 34 km. et les marées modifient continuellement le paysage en érodant certains secteurs, en créant des falaises et en soulevant d'énormes pierres lors des périodes de grands froids, qui vont se déposer parfois très loin, lors du dégel.
Nous sommes à marée basse, il fait chaud, donc de la vapeur se forme au ras du sol... cela a un petit air fantomatique...
Ainsi, Camil nous explique, très sérieusement, que l'office de tourisme a un mal fou à changer les pierres de place chaque année, pour amuser les touristes...

Nous passons devant l'île d'Amours :
l'île se trouve à gauche, là où les arbres forment un menhir allongé...
Les deux hypothèses de Camil sur l'origine du nom de l'île :
- Elle doit son nom au Sieur Mathieu d'Amours, Major de la ville de Québec à partir de 1652 ;
- Elle rend hommage aux amoureux, qui se retrouvent bloqués quelques heures à cause de la marée, et qui sont contraints de trouver des occupations en attendant que l'eau descende....

La faune du parc est nombreuse : phoques, cervidés (orignaux, cerfs de Virginie) qui trouvent dans les végétaux des berges le calcium dont ils ont besoin, renards, lynx, lièvres, porc-épics...
Le site est sur une tourbière naturelle, où poussent de nombreuses variétés d'orchidées, de plantes carnivores (moi qui croyais qu'on en trouvait qu'en milieu tropical...), de plantes alpines, de salicornes ou de gesses maritimes.
La forêt est composée d'érables, bien sûr, mais également de hêtres, de frênes, de chênes (dont le chêne rouge), de pins blancs et de sapins, appelés ici "épinettes noires", de peupliers...

Nous arrivons à la baie du "ah ah"...
 Je suis sûre qu'il y a parmi vous des petits curieux qui veulent savoir "pourquoi"...
- Le bruit des vagues qui évoque un rire "ah ah"...
- La légende locale qui raconte qu'une femme dont l'enfant était malade voulait le conduire chez le médecin à Rimouski. Elle prit la baie comme un raccourci mais fut ralentie par les amas de pierres, nombreux à cet endroit. Elle fut prise par la marée montante et son enfant fut emporté par les vagues : ce sont les pleurs de la mère qui ont donné son nom à la baie...

Nous nous arrêtons à la "Ferme Rioux" qui fut une ferme agricole et qui est aujourd'hui un espace pédagogique et de culture avec des expositions de créateurs Québécois.

P'tit Ado s'est fait un nouvel ami ;-)
Quelques vues du parc :


Ici, le vent souffle parfois très fort...




Nous reprenons le car pour rentrer à Rimouski où nous passerons la nuit.
Petit village traversé avant d'arriver à Rimouski
En 1950, Rimouski a été partiellement détruite par un incendie, alimenté par des vents violents. Le feu avait pris dans un entrepôt de bois, et 230 maisons ou immeubles ont été détruits. 
Il ne reste que quelques rues du quartier ancien, tout le reste de la ville est récent.
En partant dîner, Angelo et son épouse se font "péter les bretelles" ;-)

Ici, quand on part en vacances, on emmène ce qu'il faut !
Regardez ce qui nous attendait dans la salle du restaurant :
Y a pas à dire, ici, tout est démesuré !
Et pour le plus grand bonheur de P'tit Ado, une assiette qui lui convient bien :

La prochaine fois : 8 juillet : visite de la miellerie "Le château blanc"