Bref, le boudin noir de Jean (le charcutier), c'était "quèque chose". Mais depuis qu'il est en retraite, que la charcuterie est transformée en maison d'habitation, eh bien impossible de trouver du "bon" boudin. Soit il est sec, soit il est gras, soit il est salé, bref, il y a toujours quelque chose qui cloche.
En ce qui concerne l'Homme, c'est pareil : le dernier boudin qu'il a mangé en le trouvant bon, c'était en vacances quand il était ado, en Touraine.
Donc on a décidé que le boudin, on aimait pas (plus) !
Mais c'était sans compter sur Jeannot !. Quand il a eu fait son "essai", il nous en a donné pour "goûter"... et on en a redemandé ! Et on a dit qu'on voulait apprendre à en faire aussi... non mais des fois !.
Eh bien voilà, c'est chose faite.
Mercredi dernier, opération "boudin noir".
Le reportage qui suit est un peut "gore". Il convient donc d'éloigner les jeunes lecteurs LOL.
Prêts ? On y va !
Tout commence par une séquence "émotion" : on pleure beaucoup.
Pourquoi ?
Parce qu'il faut éplucher des oignons... beaucoup d'oignons...
et les hacher
avant de les mettre à cuire doucement, en remuant souvent, sinon ça attache !!!!
Ensuite, il faut de la panne de porc. La panne est la graisse qui entoure la paroi abdominale et les rognons du porc, et qui sert à faire le saindoux :
Seul inconvénient : la panne est "accrochée" sur une membrane transparente, qu'il faut retirer sous peine d'avoir des "fils" dans le boudin. On commence par bien aplatir la panne, puis on décolle la membrane
Voilà à quoi ressemble la panne une fois "nettoyée" :
On la coupe en longues lanières
avant de faire de tous petits carrés (c'est ce qu'on retrouve comme "blanc" dans le boudin).
Nos oignons réduisent gentiment... je les surveille de près, car dès que j'ai le dos tourné, ils en profitent pour attacher !
La veille, Jeannot avait cuit des têtes de porc au bouillon, puis les avait désossées, avant de les hacher menu.
Cela "liera" la préparation, et évitera au boudin d'être farineux et de réduire la quantité de panne. Ainsi, le boudin sera moins gras.
Une fois que les oignons sont cuits, on ajoute la panne,
et on "touille" pour mélanger !
On ajoute ensuite le sang (c'est là que le "gore" commence... regardez la main de l'Homme !)
Et on re-touille :
On ajoute l'assaisonnement : sel, poivre et quatre épices :
Et on re-re-touille :
Là, c'est sérieux : Jeannot ne rigole plus !
Voilà, c'est prêt, il ne reste "plus qu'à" mettre en boyaux.
Ca y est, Jeannot en a fichu partout ! Si les "experts" se pointent, on est pas dans la panade...
Bertrand "tourne" le boyau pour former les boudins... j'voudrais pas dire, mais lui aussi, il en met partout !
Et voilà le travail, les boudins sont prêts pour être mis à cuire dans de l'eau bouillante, pendant 20 mn,
avant d'être "rafraîchis" pour que la graisse ne s'amalgame au même endroit lors du refroidissement :
Enfin, on les suspends pour "égouttage" et refroidissement :
Bon, je vous l'accorde, on a fait fort : nous nous sommes partagé... 37 kg de boudin... à 3 !. Mais tant qu'à en mettre partout, autant que ça vaille le coup !.
On a bien bossé, on a pas amusé le terrain, mais on est contents de notre production... parce qu'on y a déjà goûté... ben il est aussi bon que celui de Jeannot LOL




























































