A l'entrée du parc, nous découvrons les "nids végétaux" d'un artiste Américain, Patrick Dougherty. Réalisés en saule, la structure est entièrement végétale,
elle mesure 4 mètres de haut, et forme un labyrinthe où petits et grands peuvent se livrer à des parties de cache-cache... ou faire "genre" : bienvenue chez moi !
Nous admirons la Loire qui coule paisiblement au pied du château, ici grâce à une trouée dans les cèdres majestueux :
Nous arrivons dans la cour desservant les dépendances du château, où des citrouilles et des coloquintes sont disséminées sur les pelouses (Halloween oblige...), apportant une touche de couleur au milieu de la verdure :
La galerie du fenil accueille des photographies de jardins classés au Japon. Quelques clichés en arrière plan, un "beau gosse" au premier plan ;-)
Nos pas nous conduisent vers le jardin expérimental, où un énorme lapin accroupi nous accueille :
Le reste du jardin doit être très beau l'été... hélàs il n'y a plus de fleurs et des petits coups de froid ont passablement abîmé les plantes... Au détour d'une allée, il reste cependant quelques beaux specimens :
Nous repartons vers les écuries du château :
Construites en 1877, elles furent considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe.
Les chevaux bénéficiaient d'un maximum de confort : stalles protégées par des tapis,
cuisine spéciale pour préparer la nourriture, remises à voitures,
petit manège pour poneys... et sellerie conçue par Hermès...
Dans différents endroits des écuries, des oeuvres de l'artiste Klaus Pinter. Ici, une énorme sphère gonflable recouverte de magnolias dorés :
Nous prenons le chemin du château, à la façade imposante :
Petite leçon d'histoire pour commencer la visite :
Au Xème siècle, Eudes 1er, comte de Blois (que ceux qui ne connaissent pas Eudes 1er lèvent la main....) implante une forteresse dans la campagne, pour protéger Blois des attaques du méchant Foulques Nerra, comte d'Anjou. Cinq siècles plus tard, Louis XI fait raser et brûler Chaumont pour punir son propriétaire d'alors, Pierre d'Amboise, de s'être révolté contre le pouvoir royal (ça ne rigolait pas, à l'époque...). Quelques années plus tard, le couroux du roi étant apaisé, Pierre d'Amboise faire reconstruire un château (entre 1468 et 1510).
Catherine de Médicis achète Chaumont en 1550 puis le cède à Diane de Poitiers. Il atteint son apogée à la fin du XIXème grâce au Prince et à la Prince de Broglie : le couple conçoit, avec l'aide la prestigieuse maison Hermès, de somptueuses écuries modernistes et avec le paysagiste Duchêne la création d'un parc à l'anglaise.
Depuis 2007, le domaine de Chaumont est propriété de la Région Centre.
Un preux chevalier en armure nous guide vers les premières salles :
La chambre dite Ruggieri, du nom de l'un des astrologues attitré de Catherine de Médicis
Impressionnant coffre à combinaison se trouvant dans la salle des gardes :
La salle à manger,
avec d'un côté un buffet où sont exposées les ménagères du château :
et de l'autre une imposante cheminée sculptée :
La chapelle : dotée d'un décor sculpté flamboyant du XVIème siècle. Les vitraux relatent l'histoire de Chaumont depuis l'origine jusqu'à la famille de Broglie.
Dans plusieurs salles, on peut admirer de très jolis vitraux...
Détail d'une poignée de fenêtre "tête de chien" (féroce)...
Dans les différentes salles, nous avons pu voir de très jolies natures mortes, parfois réalisées avec peu de choses, mais avec un rendu remarquable :
La cheminée du Grand Salon avec en son centre une représentation du Porc Epic, emblème du Roi Louis XII :
Une "forêt" entièrement réalisée en carton, oeuvre de l'artiste Eva Jospin (à ne pas confondre avec Lionel Joly LOL)
La cour intérieure du château, avec son joli puits décoré de citrouilles :
Autre vue du puits, posé sur la terrasse dominant la Loire et la campagne environnante :
Une île minuscule sur la Loire... refuge pour les cygnes qui s'y regroupent.
Nous avons même eu droit à un arc-en-ciel... il a du y avoir une averse pendant que nous étions à l'intérieur ;-)
Et voilà, notre visite se termine. Nous étions un peu frustrés de ne pas avoir pu visiter le "Festival des jardins" mais il a fermé à la fin du mois de septembre... et pour rouvrir exceptionnellement à la Toussaint... soit 2 jours plus tard...
Mais c'est pas grave, ça nous donnera une occasion de revenir à la belle saison !























































