vendredi 29 novembre 2013

Le château de Chaumont-sur-Loire

Par une belle après-midi de la fin du mois d'octobre, nous décidons d'aller visiter les jardins et le château de Chaumont sur Loire. Nous nous couvrons, car le fond de l'air est frais (la tempête qui s'est déchaînée au-dessus de nos têtes ne s'est calmée que la veille !), et nous voilà à pied d'oeuvre !


A l'entrée du parc, nous découvrons les "nids végétaux" d'un artiste Américain, Patrick Dougherty. Réalisés en saule, la structure est entièrement végétale,

elle mesure 4 mètres de haut, et forme un labyrinthe où petits et grands peuvent se livrer à des parties de cache-cache... ou faire "genre" : bienvenue chez moi !

Nous admirons la Loire qui coule paisiblement au pied du château, ici grâce à une trouée dans les cèdres majestueux :
Nous arrivons dans la cour desservant les dépendances du château, où des citrouilles et des coloquintes sont disséminées sur les pelouses (Halloween oblige...), apportant une touche de couleur au milieu de la verdure :
La galerie du fenil accueille des photographies de jardins classés au Japon. Quelques clichés en arrière plan, un "beau gosse" au premier plan ;-)

Nos pas nous conduisent vers le jardin expérimental, où un énorme lapin accroupi nous accueille :
Le reste du jardin doit être très beau l'été... hélàs il n'y a plus de fleurs et des petits coups de froid ont passablement abîmé les plantes... Au détour d'une allée, il reste cependant quelques beaux specimens :

Nous repartons vers les écuries du château :
Construites en 1877, elles furent considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe.
 Les chevaux bénéficiaient d'un maximum de confort : stalles protégées par des tapis,

cuisine spéciale pour préparer la nourriture, remises à voitures,








petit manège pour poneys... et sellerie conçue par Hermès...
Dans différents endroits des écuries, des oeuvres de l'artiste Klaus Pinter. Ici, une énorme sphère gonflable recouverte de magnolias dorés :
Nous prenons le chemin du château, à la façade imposante :

Petite leçon d'histoire pour commencer la visite :
Au Xème siècle, Eudes 1er, comte de Blois (que ceux qui ne connaissent pas Eudes 1er lèvent la main....) implante une forteresse dans la campagne, pour protéger Blois des attaques du méchant Foulques Nerra, comte d'Anjou. Cinq siècles plus tard, Louis XI fait raser et brûler Chaumont pour punir son propriétaire d'alors, Pierre d'Amboise, de s'être révolté contre le pouvoir royal (ça ne rigolait pas, à l'époque...). Quelques années plus tard, le couroux du roi étant apaisé, Pierre d'Amboise faire reconstruire un château (entre 1468 et 1510).

Catherine de Médicis achète Chaumont en 1550 puis le cède à Diane de Poitiers. Il atteint son apogée à la fin du XIXème grâce au Prince et à la Prince de Broglie : le couple conçoit, avec l'aide la prestigieuse maison Hermès, de somptueuses écuries modernistes et avec le paysagiste Duchêne la création d'un parc à l'anglaise.

Depuis 2007, le domaine de Chaumont est propriété de la Région Centre.

Un preux chevalier en armure nous guide vers les premières salles :
La chambre dite Ruggieri, du nom de l'un des astrologues attitré de Catherine de Médicis

La salle du conseil, qui possède un carrelage magnifique du 17ème siècle.
Impressionnant coffre à combinaison se trouvant dans la salle des gardes :
La salle à manger,
avec d'un côté un buffet où sont exposées les ménagères du château :
et de l'autre une imposante cheminée sculptée :
La chapelle : dotée d'un décor sculpté flamboyant du XVIème siècle. Les vitraux relatent l'histoire de Chaumont depuis l'origine jusqu'à la famille de Broglie.
Dans plusieurs salles, on peut admirer de très jolis vitraux... 
Détail d'une poignée de fenêtre "tête de chien" (féroce)...
Dans les différentes salles, nous avons pu voir de très jolies natures mortes, parfois réalisées avec peu de choses, mais avec un rendu remarquable :



La cheminée du Grand Salon avec en son centre une représentation du Porc Epic, emblème du Roi Louis XII :
Une "forêt" entièrement réalisée en carton, oeuvre de l'artiste Eva Jospin (à ne pas confondre avec Lionel Joly LOL)
La cour intérieure du château, avec son joli puits décoré de citrouilles :
Autre vue  du puits, posé sur la terrasse dominant la Loire et la campagne environnante :
Une île minuscule sur la Loire... refuge pour les cygnes qui s'y regroupent.
Nous avons même eu droit à un arc-en-ciel... il a du y avoir une averse pendant que nous étions à l'intérieur ;-)
Et voilà, notre visite se termine. Nous étions un peu frustrés de ne pas avoir pu visiter le "Festival des jardins" mais il a fermé à la fin du mois de septembre... et pour rouvrir exceptionnellement à la Toussaint... soit 2 jours plus tard... 
Mais c'est pas grave, ça nous donnera une occasion de revenir à la belle saison !

vendredi 8 novembre 2013

La foire à la bouture...

Le dimanche 27 octobre, avait lieu à Couture sur Loir, la 13ème foire à la bouture. Le but est simple : tout jardinier peut échanger graines, boutures, racines et autres bulbes, mais aussi savoir-faire et expérience, dans une ambiance conviviale.
La manifestation est organisée dans la Manoir de la Possonière, maison natale de Pierre de Ronsard (pour voir l'article consacré au Manoir, que nous avons visité cet été, cliquez ici => La maison de Ronsard)

Seule ombre au tableau, en ce dimanche matin, il fait un temps de chien ! Il a plu toute la nuit, il y a une grosse tempête, bref il faut être courageux pour se mettre en route. Partant du principe "qu'après la pluie, le beau temps", nous avons attendu le milieu de l'après-midi... mais comme il pleuvait toujours, et que j'avais préparé plusieurs barquettes de boutures que je souhaitais échanger, l'Homme et moi nous sommes mis en route, laissant le reste de la famille au chaud auprès du poêle.

Le manoir décoré pour l'occasion
Chaque année, un concours poétique autour du jardin est organisé. Cette année, le thème était "la belle jardinière". Les oeuvres étaient exposées dans la cour du Manoir.
L'une des "belles jardinières"

Halloween approche... la jardi-sorcière aussi !

Les Barba-jardins

L'école... buissonnière !

Le totem et lierre et en coings
et pour terminer, ma préférée :

Zézette, épouse "X" version botanique
Nous avons beaucoup apprécié ce moment d'échange, où nous avons discuté avec des gens fort sympathiques, jeunes et moins jeunes, qui déambulaient sous la pluie tenace en gardant le sourire et qui étaient prêts à partager les boutures qu'ils venaient d'échanger, histoire de ne pas "prendre" sans "donner".
Ce concepte nous a bien plu, dans le monde mercantile où nous vivons et où tout est rapporté au fric, il est bien agréable de "troquer" et de rentrer à la maison avec un plein carton de plantes sans avoir dépensé un sou !.
Notre "récolte" fut fructueuse : des rhizomes d'iris, un pied de sauge, deux rosiers nains pour la rocaille, des asters, des graines d'épinards "rouges" et de bêtes à cardes orange (servent en déco mais peuvent se manger... à suivre...) des p'tites graines de jolies fleurs dont la dame ne sait pas le nom... un cactus, un buddélia et... une euphorbe à fleurs jaunes, selon le gentil papy qui me l'a échangée contre une euphorbe à feuilles pourpre. Pour ma part, je pense qu'il s'agit une giroflée (à fleurs jaunes). Car c'est pas du tout la feuille de l'euphorbe, par contre c'est identiques aux giroflées vivaces à fleurs mauves que j'ai dans le jardin. Mais on ne va pas chipoter, on verra bien et du moment que ça fleurit, le nom est secondaire !
N'empêche, avons d'ores et déjà prévu d'assister à la 14ème foire à la bouture qui aura lieu l'an prochain... en croisant cependant les doigts pour que le temps soit plus clément ;-))))))




jeudi 7 novembre 2013

Coupelles fraîcheur à la mousse d'avocat

Comme promis, voici une petite recette, plutôt classique, "revisitée" par David, le fils aîné de nos hôtes. Car ce dernier est cuisinier ! Autant vous dire que nous avons beaucoup échangé !. Il m'a appris quelques "tuyaux" et j'ai pris beaucoup de plaisir à préparer les repas en sa compagnie, même si parfois j'avais l'impression d'être élève à Master Chef...

Le "défi" du jour était d'utiliser des avocats un peu trop mûrs. Devant le succès rencontré et le look plutôt agréable, je partage volontiers avec vous :



Pour 6 personnes :

- 1 pamplemousse
- 3 tomates "grappe"
- 2 avocats
- 120 g. de grosses crevettes cuites
- 50 cl de crème liquide entière
- Sel, piment, citron
- 3 tomates cerises
- Quelques brins de ciboulette

Pour la sauce :
- Ketchup
- Moutarde
- Sel, poivre
- Basilic

- Placez le syphon au réfrigérateur 2h00 avant de commencer la préparation.

- Epluchez le pamplemousse. Découpez la chair en petits morceaux. Réservez.
- Epluchez les tomates, épépinez et coupez-les en petits dés.
- Epluchez les crevettes.

- Disposez ensemble pamplemousse et tomates au fond d'un joli verre ou d'une coupelle transparente.
- Déposez au-dessus les crevettes
- Dans un bol, mélangez le ketchup et la moutarde, fluidifiez avec de la crème fraîche et assaisonnez.
- Verser 2 cuillères à café de sauce sur les crevettes.

- Préparez la chantilly à l'avocat : épluchez les avocats, coupez-les en petits cubes et placez dans un bol mixeur. Ajouter immédiatement du jus de citron (sinon l'avocat va noircir), du sel et une pointe de piment. Versez 50 ml de crème fraîche et mixez l'ensemble jusqu'à obtention d'une crème épaisse. Rectifiez éventuellement l'assaisonnement.
- Versez la préparation dans le syphon, percutez une cartouche de gaz et placez au frais.

- Au moment de servir, décorez les coupelles de chantilly à l'avocat, de ciboulette et d'1/2 tomate cerise...

Bon appétit !

dimanche 3 novembre 2013

A la découverte de Vendôme

Sous-préfecture du Loir et Cher, Vendôme est la 3ème plus grande ville du département.
Elle est également classée "ville fleurie" et a remporté pendant 10 années consécutives le "grand prix national du fleurissement".
Ainsi, le long du Loir, on peut admirer de très jolies fresques florales :
Vendôme compte également de nombreux pont qui enjambent la rivière :
Ici, une vue bucolique avec un superbe saule pleureur... clin d'oeil tout particulier à ma belle-soeur...
Nous flânons dans les rues piétonnes et arrivons devant la façade de l'abbaye de la Trinité et  le clocher Saint Martin :
Un peu plus loin, se dresse la statue de Rochambeau (de son petit nom : Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau... ah oui, quand même !), né à Vendôme en 1807 et mort à Thoré-la-Rochette (vous vous souvenez de la balade en petit train le long du Loir, eh bien il partait de ce village => pour revoir l'article concerné, cliquez ici). Bien entendu, tout le monde se souvient que Rochambeau était un militaire qui termina sa carrière Maréchal de France !
Depuis le parc Ronsard (lui aussi était du coin... le manoir de la Possonière, ou il passa sa jeunesse, ça vous dit quelque chose ? Eh bien je vous en reparlerai dans un prochain article !), nous pouvons admirer le "lavoir des cordeliers" datant du 15ème siècle :
L'imposante façade du Lycée Ronsard, qui abrite aujourd'hui l'hôtel de ville :
Quand l'Homme se transforme en guide touristique... son public est attentionné et intéressé !
Notre promenade se termine. Le ciel se couvre et les premières gouttent tombent... il est temps de regagner la maison !.
Une dernière vue du Loir, qui coule paisiblement au pied des demeures bourgeoises :

Le prochain article parlera gastronomie avec la recette d'une petite entrée toute simple mais délicieuse et jolie à regarder...