Première étape : Les Invalides
Les enfants sont munis d'un dossier, contenant un questionnaire qu'ils devront compléter au fur et à mesure de la visite.
Nous nous concentrerons sur l'époque Napoléonienne, thème d'histoire au programme de cette année.
La maîtresse s'arrête devant la maquette de la bataille d'Arcole, et raconte, de façon très vivante, la manière dont Napoléon remporta la victoire. La maquette est superbe, toute en bois, carton, et plomb pour les soldats (qui mesurent à peine 1 cm !)
Les enfant doivent ensuite détailler le tableau du sacre de Napoléon peint par Ingres en 1806 :
Nous poursuivons par la "tente de campagne" du Général Bonaparte :
Les enfants ont été très impressionnés par ce "gilet pare-boulet", pas très efficace au demeurant ! Ils se sont inquiétés de la santé du soldat... la maîtresse leur a confirmé qu'il ne devait pas être très en forme après sa rencontre avec le boulet...
Nous sortons du Musée pour aller à la chapelle, et constatons qu'il fait du soleil ! Par contre il y a beaucoup de vent, et les dossiers des enfants s'envolent ! On rassemble les troupes, et on continue !.
Chapelle royale, jouxtant l'Hôtel des Invalides, elle fut construite entre 1677 et 1706. Les décors intérieurs sont à la gloire de Louis XIV, de la monarchie et de ses armées. Elle devient panthéon militaire sous le règne de Napoléon, avec l'installation du tombeau de Turenne puis de Vauban.

Les enfants sont, soit captivés par les explications de la maîtresse, soit impressionnés par la hauteur et la richesse du dôme...
Le sol est magnifiquement décoré de dessins en marbre.
Nous nous rendons dans la crypte, aménagée en 1847 pour y recevoir le tombeau de Napoléon (qui, comme chacun le sait, est mort à Ste Hélène le 5 mai 1821). Le 15 décembre 1840, ce sont des funérailles nationalent qui accompagnent le retour des cendres de l'Empereur aux Invalides, en attendant la construction du tombeau. Celui-ci est commandé en 1842 par le roi Louis Philippe à l'architecte Visconti et les cendres y sont finalement déposées le 2 avril 1861.
Le monument (qui mesure 5 mètres de haut) est composé de quartz rouge pour le tombeau, de granit vert des Vosges pour le socle et est cerné d'une couronne de lauriers et d'inscriptions rappelant les grandes victoires de l'Empire (qu'il fallait retrouver sous forme de mots croisés dans le questionnaire...)
Entourant le tombeau, on peut voire douze "victoires" sculptées qui symbolisent les campagnes militaires de Napoléon.
Dans la galerie circulaire de la crypte, 10 bas-reliefs figurent les principales réalisations du règne : centralisation administrative, code civil, concordat, légion d'honneur...
Il est 12h20, les estomacs crient famine ! Le soleil est toujours là, et nous nous installons dans les jardins pour pique-niquer.
Une fois tout ce petit monde restauré, nous prenons (à pied) la direction du musée d'Orsay. Ca n'est pas très loin, mais faire traverser 28 gamins avant que le feu tricolore ne passe du rouge au vert, c'est pas évident !.
Nous tenons cependant le timing, et à 14h, nous sommes dans le musée. Vestiaire, pause pipi, et hop, tout le petit monde se réunit pour écouter (sagement) les consignes :
sous la pendure majestueuse de cette ancienne gare,
crée en plein Paris pour permettre aux visiteurs de l'exposition universelle de 1900 d'arriver au plus près du Grand Palais
A partir de 1939, suite à l'électrification progressive des lignes, et à l'allongement des trains, les quais sont devenus trop courts. Reconvertie en centre d'expédition de colis aux prisonniers durant la guerre, puis comme centre d'accueil des prisonniers à la Libération, elle servit ensuite de décors à plusieurs films avant d'accueillir la compagnie du Théâtre Renaud-Barrault puis des commissaires priseurs durant la construction de Drouot. Menacée de destruction en 1973 pour être remplacée par un grand hôtel moderne, la gare fut inscrite à l'inventaire des monuments historiques et c'est en 1977 qu'elle est transformée en musée. En 1986 François Mitterand inaugure le nouveau musée.
Nous concentrons notre visite aux impressionnistes (programme scolaire oblige...) et nos chères têtes blondes tentent de résoudre les énigmes qui leurs sont données par la maîtresse. Là encore, elle remplace avantageusement la conférencière, en truffant ses explications d'anecdotes rigolotes qui rendent son discours captivant ! Une fois les explications données, chacun se concentre pour répondre aux questions.
Nous sommes tout en haut du Musée, et par les verrières, nous avons une vue superbe sur une partie de Paris. Pendant que les enfants planchent, et comme les photos des oeuvres sont interdites, même sans flash, je fais ma touriste nippone...
La journée se termine, et en attendant le car qui va nous ramener à la maison, les enfants goûtent sur le parvis du musée.
La maîtresse les félicite, car ils ont été très sages et se sont bien tenus tout au long de cette journée.
Je profite de la "pause" pour aller fureter du côté des sculptures qui ornent le parvis :
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| Jeune éléphant pris au piège - Emmanuel Frémiet (1824-1910) |
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| Cheval à la herse - Pierre-Louis Rouillard (1820-1881) |
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| Rhinocéros - Henri-Alfred Jacquemard (1824-1896) |
Nous sommes arrivés à l'école à 18h40, et Petit d'Homme a enchaîné avec son cours de natation (19h-20h)... c'est increvable à cet âge-là !.
Heureusement, après cette longue journée, nous avions deux jours pour récupérer ;-))))

























Toi, tu devais être épuisée. Le programme était dense mais passionnant. C'est fou ce qu'à cet âge, ils sont capables d'ingurgiter. Qu'en restera-t-il ? Et quels ont été ses commentaires ?
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