lundi 7 octobre 2013

Week-end... cochon !

Ah je vous vois venir, bande de curieux ! Ca vous intéresse, un titre pareil !.
Eh bien voilà :

Samedi matin, nous avions rendez-vous chez Annie et Jeannot... Déjà, j'en vois qui se disent que ça risque d'être moins croustillant que prévu, mon histoire...

 Le frère de l'Homme s'était joint à nous, car il voulait participer à la fabrication de ses propres saucissons. De plus, nous "inovions" en fabriquant, pour la première fois, des chipolatas (Jeannot nous en avait fait goûter lors de notre séjour estival à La Batie, et nous avions adoré !).

1ère étape : Philippe, dernier arrivé, est promu "arpète". Il commence par regarder les pros, pour apprendre les bons gestes, à savoir comment "découenner" le jambon, enlever les nerfs et prélever les différents morceaux :

Nous préparons 4 jambons : 3 seront transformés en saucissons, 1 en chipolatas. Jeannot divise tout ça afin que je puisse préparer l'assaisonnement.
Philippe fait ses premiers pas sous l'oeil (sévère) de son frère... attention, ça ne rigole pas !.
Pendant ce temps, Petit d'Homme prépare les chipos, sous l'oeil (attentif) de Jeannot. Là non plus, ça ne rigole pas !
La farce des chipos est prête, mélanger les épices à la farce est mon domaine. Alors allons-y, malaxons, malaxons...
La salaison, une histoire de famille : le fils, le père et l'oncle...
Comme le veut la tradition, c'est le dernier arrivé qui fait la plonge... Il a déjà prévu de venir avec quelqu'un la prochaine fois... histoire de passer du rang d'arpète à celui de 1er commis ;-)))))
La préparation des chipos est prête à mettre en boyaux. C'est Jeannot qui officie, son poussoir ne connaît que lui... car tout est question de dosage... le boyau est très fragile, il faut donc maintenir une certaine pression, sinon c'est la catastrophe !.
C'est à Petit d'Homme qu'il appartient de "tourner" les boyaux en les pinçant à la longueur voulue pour créer les chipos. Là encore, il faut agir avec douceur, sous peine de percer le boyau... d'où l'air concentré du pro...
Et voilà le travail (la bouteille de blanc, c'était pour l'assaisonnement, pas pour les ouvriers)...
Le dimanche matin, nous avons mis en boyau les saucissons, que nous avons rapporté et mis à sécher pendant 24 heures à température ambiante, avant de les installer dans le séchoir du grenier où ils passeront un mois 1/2 à s'affiner.
Et hier soir, nous avons mis les chipos sous vide.
Bilan du week-end : 34 saucissons, 160 chipolatas, 2 jambons mis en salaison et qui partiront cet hiver à La Batie pour y sécher tranquillement pendant plus d'un an, plus de 2 kg de rhubarbe (du jardin de Jeannot) nettoyées, coupées et mises sous vide pour les compotes et tartes d'hiver...
et pour couronner le tout, les 4 "hauts de jambon" (le jambonneau), transformés par mes soins en rillettes :
Vous savez quoi ?
Je suis drôlement contente d'avoir repris le boulot ce matin... je vais pouvoir me reposer ;-)


2 commentaires:

  1. Dans le cochon tout est bon et pour les "jambonneurs" que du bonheur !

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  2. Je suis pétrie d'admiration, je salive et je ris quand même beaucoup en voyant les regards des uns et des autres. Quel beau travail !

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